Moi, mes enfants et mes doutes…

Moi, mes enfants et mes doutes

Aujourd’hui je partage avec vous un petit bout des mes questionnements et doutes de Maman… cela ne vous intéressera peut être pas tous mais j’avais envie d’écrire à ce sujet depuis un moment alors je suis mes envies 😉

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À force de lire des livres, des blogs, regarder des vidéos sur l’éducation des enfants, la bienveillance, le rôle de parent, je crois que je me suis perdue en route.

Au début les livres m’ont bien aidée, en particulier pour l’allaitement que j’ai réussi à mener comme bon me semblait. Mais on va dire que c’était plutôt une partie “technique” finalement simple à gérer pour ma part. Cela n’avait rien à voir avec ce qui m’attendait ensuite quand les enfants grandissent…

Je fais partie des mamans qui n’ont jamais laissé pleurer leur bébé, qui les ont laissés suivre leur rythme de sommeil/tétée comme ils voulaient, toujours au maximum à leur écoute et j’ai voulu continuer dans cette démarche.  J’ai lu Isabelle Filliozar bien sûr, j’ai participé à des conférences en ligne sur la bienveillance dans l’éducation, je suis anti fessée, anti-cris, je n’appelle pas les crises des enfants des comédies mais je souhaite comprendre le besoin ou le manque derrière la crise, je leur explique un maximum de choses, je leur fais part des mes ressentis, je suis à leur écoute…  enfin voilà surtout tout ce que j’aspire à être ou faire la plupart du temps mais honnêtement en pratique ce n’est vraiment pas simple du tout!

Je pense que beaucoup de parents sont dans le même cas… après la journée de travail, la fatigue cumulée, les soucis du quotidien, être à l’écoute des disputes ou arriver à gérer sereinement le coucher du soir relève de l’exploit! Parfois cela se gère très bien mais d’autres fois c’est juste un carnage… mais pourquoi alors? Pourquoi avec toutes mes lectures je n’y arrive pas? Ce petit être en face de moi a lui aussi eu ses émotions à gérer dans la journée à l’école ou chez la nounou…. c’est un enfant, ce n’est qu’un enfant, c’est à moi de gérer mes émotions, à moi de comprendre ce que son énervement ou sa colère réveille en moi, à moi de le gérer avec calme et raison…. oui oui oui…. je comprends, j’entends, mais non je n’y arrive pas du moins pas à chaque fois.

Alors quoi cela fait de moi une mauvaise maman? Une moins bonne maman? Une vilaine maman comme me disent si gentiment mes enfants? Oui j’ai crié sur eux pour qu’ils arrêtent de se relever 30 fois, oui je me suis énervée après eux, non je n’ai pas gardé mon calme quand la caisse de jeux est renversée au milieu du salon et que personne ne veut la ranger quelle que soit la manière dont je leur demande…

À force de lire et entendre tous ces conseils, dès que je n’y arrivais pas, je me trouvais remplie d’une énorme culpabilité (ma phrase est écrite au passé mais peut parfaitement être encore mise au présent 🙂 ) Déjà par rapport à ma capacité à être une bonne maman car si je n’arrivais pas à faire comme dans ces livres c’est que je faisais mal forcément, et aussi par rapport à eux… Que vais-je créer comme sentiment de frustration en eux? Quelle colère vais-je faire grandir en eux en les disputant? Quel exemple je leur montre? Quelle blessure d’enfants suis-je en train de créer dont ils ne sauront pas se débarrasser à l’âge adulte et qui leur créera des mécanismes dont ils n’arriveront pas à se sortir?  Bref que de questionnements, de culpabilité, de remise en question permanente… À force de questions, souvent sans réponses, je me suis perdue…

En parallèle d’un travail sur moi, j’ai décidé de prendre de la distance avec tout cela. Après tout je suis comme je suis, aujourd’hui j’avance dans la connaissance de moi-même pour mieux comprendre mes réactions, j’essaie vraiment de faire au mieux, avec les armes que j’ai en ma possession. Tous ces livres, ces conseils ne sont que de la théorie, moi je suis dans la pratique, dans la vie réelle, et si la vie se déroulait comme dans un livre ça se saurait! J’apprends à accepter les situations, les réactions, j’essaie de les comprendre, je leur explique tout ce que je peux,  et j’essaie d’accepter de ne pas arriver réagir “comme il faudrait” tout le temps… c’est un apprentissage pour moi aussi, face à ces deux petits êtres qui sont champions pour me pousser dans mes derniers retranchements.

Je reste bien sûr toujours convaincue par les principes de la bienveillance, de l’éducation positive, mais je prends aussi du recul et j’adapte tout cela à ma propre réalité, à ma vie, à mes enfants, à mon mari…. J’essaie surtout de me pardonner à moi-même ce que je considère comme des réactions que je n’aime pas mais que je n’arrive pas à éviter parfois.

Je m’éloigne parfois de ce type de lecture/conseils puis j’y reviens… bref j’essaie de faire au mieux… le mieux pour eux… le mieux pour moi…

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Et chez vous c’est comment? Vous aussi la culpabilité vous envahit parfois? Avez-vous des solutions miracle pour réussir à coucher les enfants sans problème 😀 ?

4 Commentaires

  1. le mieux c’est vraiment de se faire confiance, on est toujours la meilleure maman possible avec ce que l’on est

  2. Ces livres sont un bienfait et un piège. Évidemment qu’on veut le meilleur pour notre enfant. Sauf qu’à force d’analyser le pourquoi du comment l’enfant crise, on manque de spontanéité et il ne peut que le sentir. Parfois il a juste besoin d’entendre que ça suffit, et c’est tout ! Je suis dans le même questionnement avec la méthode J’arrête de râler. Ça m’arrive fatalement – dois-je me dire que je vis dans l’échec, à chaque fois ? Injuste. Et pourtant cette remise en question m’a aussi été utile…

  3. stephanie says: Répondre

    Bonjour, on apprend tous de nos erreurs, bien sur que l’on culpabilise pour certaines de nos réactions!
    Nos parents se sont-ils posés autant de questions? cela fait-il de nous de mauvais adultes? je pense qu’au final, ce dont tous les enfants ont le plus besoin, c’est dans un 1er temps de l’amour, celui qu’on n’invente pas, qu’on ne surjoue pas, le vrai ! dans un second temps, je dirais qu’ils ont besoin de valeur et de repères. Dans la vie tout n’est pas accepté, des frustrations, nous avons tous au quotidien et cela pour tout le monde, alors je pense qu’ils ont besoin de limites et savoir les gérer et apprendre à les accepter. Je ne me suis jamais penchée sur des livres, mais j’ai plutôt fonctionné à mon instinct de maman, avec parfois des cris (que je regrette par la suite), mais quand tout le monde est apaisé, je prend le temps de discuter, d’échanger avec ma fille qui a maintenant 14 ans. Nous sommes vraiment très fusionnelle et nous parlons de tout. Je pense que c’est ce qui me manquait quand j’étais petite et encore même maintenant, avoir une vrai relation de mère fille avec ma maman. Je n’ai pas souhaité avoir ce comportement avec ma fille, alors on échange sur tous les sujets, du plus banal, au plus grave. Je ne me cache pas derrière des phrases toutes faites qui ne feront que reporter des questionnements ou qui mettront le doute dans son esprit. Avec l’adolescence, des questions plus graves ou plus intimes sur la vie voient le jour, mais je les aborde avec de la sérénité. J’essaie de la prévenir sur les dangers, d’être bienveillante mais sans interdire. Au début j’avais une grande peur des réseaux sociaux, mais au final si l’on interdit, ils seront tenté de découvrir par eux-mêmes sans être entouré. Au début on regardait ensemble, j’expliquai ce qui me paraissait bien ou pas et au final, c’est maintenant, elle, qui me fait découvrir certaines choses, et c’est vraiment cet échange et ce dialogue que je souhaite conserver. Il n’y a pas de “recette miracle” et nos enfants sont venus au monde “sans notice”. Il faut faire avec son coeur, son vécu et ses propres expérience. Je ne pense pas être une mauvaise mère, mais une maman qui fait de son mieux et qui aime, plus que tout son enfant. Nous avons connu la crise du coucher, cela passera avec le temps (beaucoup de temps !); Nous avions un rituel du coucher, ce qui a facilité les choses et encore aujourd’hui il resurgit régulièrement, nous avons nos moments qui annoncent cette étape, et à dire vrai j’apprécie moi-même ce moment, il me fait sourire quand j’y pense. Je te souhaite plein de bonheur au travers de tes enfants, mais aussi des doutes car au final eux aussi nous font grandir. Sincèrement. Stéphanie.

    1. Laurianne says: Répondre

      Merci beaucoup pour ton commentaire sur cet article. A bientôt!

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